L'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) joue un rôle central dans la vie des réfugiés palestiniens depuis sa création en 1949. Pour des générations comme celle de Nour Abo Aisha, née à Gaza, l'agence représente bien plus qu'une simple institution humanitaire.
Elle incarne une présence constante depuis l'enfance, marquée par des services essentiels comme les vaccinations, l'éducation et l'accès aux soins. Selon les données de l'UNRWA, l'agence gère actuellement 284 écoles et 69 cliniques à Gaza, offrant une éducation primaire gratuite à plus de 280 000 élèves et des soins de santé primaires à des centaines de milliers de personnes.
Ces services sont accessibles uniquement grâce à la carte de réfugié délivrée par l'UNRWA, un document qui atteste du statut de réfugié et permet de bénéficier de ces aides. L'agence fournit également une assistance alimentaire régulière, incluant des coupons échangeables contre des denrées de base comme la farine, le riz ou l'huile.
Pour les familles comme celle de Nour, ces services ont transformé des conditions de vie précaires en une structure communautaire stable, malgré les défis liés à l'occupation et au blocus. L'UNRWA emploie également des milliers de Palestiniens, offrant une sécurité économique dans un contexte de chômage élevé.
Les témoignages recueillis par Al Jazeera soulignent que l'agence est devenue un élément indissociable de l'identité palestinienne, transmise de génération en génération. Les cartes de réfugié, conservées précieusement, symbolisent non seulement un droit, mais aussi une preuve de l'existence et de la continuité d'une communauté. Source: Al Jazeera — World, 8 août 2026.


