Un double tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, selon le Service géologique des États-Unis. Ce séisme, l'un des plus puissants enregistrés dans le pays depuis 1900, a principalement touché la région de La Guaira, située à 40 kilomètres de la capitale Caracas.
Les autorités vénézuéliennes ont confirmé un bilan provisoire de 2 954 morts et 16 592 blessés, tandis que plus de 16 000 personnes se retrouvent sans abri. Les dégâts matériels sont considérables : 856 bâtiments ont été endommagés ou détruits, dont des immeubles entiers réduits en ruines à La Guaira, épicentre de la catastrophe.
Les opérations de recherche de survivants, menées par des équipes internationales, s'achèvent progressivement, la fenêtre pour retrouver des personnes vivantes sous les décombres se refermant généralement après 72 heures. Malgré cela, des sauveteurs ont réussi à sauver un homme enseveli huit jours après le séisme, offrant une lueur d'espoir dans cette tragédie.
Les secouristes étrangers, venus des États-Unis, du Chili, du Royaume-Uni, de la France et d'autres pays, commencent à quitter la zone, laissant place aux équipes locales pour les opérations de déblaiement et de reconstruction.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a salué l'aide internationale lors d'une cérémonie, soulignant que « le peuple vénézuélien n'oubliera jamais ce geste ». Elle a également mentionné des contacts avec plusieurs pays pour contribuer à la remise en état de l'aéroport de Maiquetia, situé à La Guaira, essentiel pour l'acheminement de l'aide humanitaire.
Les autorités locales, critiquées pour leur manque de préparation initiale, tentent désormais de coordonner les efforts de reconstruction. Selon l'ONU, le nombre de disparus pourrait atteindre 50 000 personnes, ajoutant une dimension humaine tragique à cette catastrophe naturelle.


