Le Centre Culturel Pyepoudre (CCP) à Bourdon, Port-au-Prince, demeure un lieu essentiel pour la culture et l'intellect, malgré la violence des gangs qui sévit dans la capitale. Selon AyiboPost, environ 12 000 personnes ont fréquenté le centre au cours des deux dernières années, signe de son rôle vital pour la communauté.
En dépit des défis posés par l'insécurité, le CCP maintient ses activités, offrant des ateliers de théâtre, de lecture et d'écriture, des projections de films, des clubs de débat et des expositions. Des organisations culturelles telles que le Festival Quatre Chemins et le Festival En Lisant y organisent régulièrement des événements. Fondé en 1989, le centre s'engage dans la promotion de l'art, de la culture et du développement communautaire.
Pour accéder à la bibliothèque du CCP, qui compte plus de 3 000 livres, il faut s'inscrire et payer une cotisation annuelle variant entre 50 et 175 gourdes, selon le site du CCP. Des étudiants comme Mardlya Leïla Saint-Fort et Amanda Elysa Doirin témoignent de l'impact positif du centre sur leur développement personnel et académique, selon AyiboPost.
La directrice de la bibliothèque, Maryse Bonhomme, souligne l'engagement du CCP à poursuivre sa mission culturelle malgré les incertitudes. Le centre continue d'offrir un espace de rencontre et d'épanouissement pour les habitants de Port-au-Prince, comme en témoigne la projection du film « Simone de Beauvoir : l’aventure d’être soi » à laquelle assistait Guy Emmanuel Germain, un habitué des lieux.

