Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, Haïti a enregistré une augmentation significative des déplacements internes en raison de l'ouragan Melissa et de l'escalade des violences perpétrées par les gangs armés.
Selon les données du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), plus de 15 000 personnes ont été déplacées dans les départements de l'Ouest et du Sud, où les conditions de vie se dégradent rapidement.
Les régions les plus touchées incluent Port-au-Prince, Les Cayes et le Cap-Haïtien, où l'accès aux services de base comme l'eau potable, les soins médicaux et les abris reste limité. Le FNUAP a lancé un appel urgent pour mobiliser des ressources afin de répondre aux besoins humanitaires des populations affectées.
Les autorités locales et les organisations internationales collaborent pour fournir une assistance d'urgence, mais les défis logistiques et sécuritaires entravent les opérations sur le terrain.
Les rapports soulignent également le risque accru de violences sexuelles et de trafic d'êtres humains dans les zones de déplacement, nécessitant une intervention immédiate pour protéger les populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.
Le gouvernement haïtien, en partenariat avec les agences des Nations Unies, travaille à renforcer la sécurité et à rétablir l'accès aux services essentiels dans les zones sinistrées. Les efforts se concentrent sur la distribution de kits d'hygiène, de denrées alimentaires et de matériel de reconstruction pour les familles déplacées.
Les autorités appellent à un soutien accru de la communauté internationale pour faire face à cette crise humanitaire en expansion.
