Un rapport publié le 10 juillet 2026 par ONU Femmes indique qu'au moins un million de femmes et filles ont été privées d'accès à des services vitaux au cours des 18 derniers mois en raison de coupes budgétaires dans l'aide internationale.
Selon l'étude, 90 % des organisations travaillant pour les droits des femmes et des filles déclarent ne plus pouvoir répondre aux besoins sur le terrain, faute de financements suffisants.
Les réductions d'aide proviennent principalement des États-Unis, où l'administration du président Donald Trump a supprimé des milliards de dollars d'aide étrangère dès janvier 2025, entraînant une baisse de plus de 50 % des fonds alloués par Washington.
D'autres pays donateurs majeurs, comme l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, ont également réduit leurs contributions, en partie pour financer des dépenses intérieures ou militaires. Les organisations interrogées dans 52 pays vulnérables, dont Haïti, signalent que 40 % risquent de fermer définitivement ou temporairement d'ici un an.
Parmi les conséquences directes, 60 % des structures ont dû réduire leur portée, tandis que 50 % ont dû mettre en attente ou refuser des bénéficiaires. Les services de lutte contre les violences basées sur le genre et les espaces sécurisés pour les femmes ont particulièrement souffert, alors que les besoins ont augmenté.
Le rapport souligne que les femmes et filles servies par ces organisations voient leurs conditions de vie se dégrader, avec une hausse des abandons scolaires et une précarisation accrue.
Sofia Calltorp, responsable de l'action humanitaire d'ONU Femmes, a déclaré que chaque dollar retiré à ces organisations prive des survivantes de violences, des mères déplacées et des communautés en difficulté de ressources essentielles.
Les données ont été recueillies auprès de 855 organisations dans des pays comme la République démocratique du Congo, Haïti et l'Afghanistan, où les crises humanitaires s'aggravent. Source : Al Jazeera — World.


