Un avion militaire belge a été pris pour cible par des tirs alors qu'il approchait de l'aéroport international Toussaint Louverture à Port-au-Prince (Pòtoprens) le 25 avril 2026. L'appareil, transportant environ 80 soldats tchadiens participant à une mission de l'ONU, a atterri en sécurité sans faire de victime.
L'incident a été confirmé par le ministre belge de la Défense, Theo Francken, qui a précisé que l'avion opérait dans le cadre d'une mission de l'ONU en Ayiti.
Malgré l'absence de détails officiels sur les responsables, l'événement a alimenté des spéculations sur les réseaux sociaux concernant d'éventuels efforts pour retarder la réouverture complète de l'aéroport aux vols commerciaux internationaux.
Les restrictions imposées par les États-Unis et le Canada depuis fin 2024 limitent actuellement les opérations aériennes, avec des extensions prévues jusqu'au 3 septembre 2026. Les autorités haïtiennes n'ont pas encore communiqué d'informations détaillées sur l'incident ou les mesures de sécurité renforcées.
L'aéroport, bien que partiellement ouvert, accueille environ 30 vols par jour, principalement des liaisons domestiques et régionales vers des villes comme Okap, Okay, Jakmèl et Jèremi. Cependant, les principales compagnies aériennes américaines et canadiennes maintiennent leur suspension en raison de l'insécurité persistante.
Les violences récentes dans les zones entourant l'aéroport, notamment dans la plaine du Cul-de-Sac, ont aggravé la situation. Des affrontements entre gangs rivaux ont causé au moins 20 morts et provoqué des déplacements de populations, perturbant davantage les écoles et les activités économiques.
Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a souligné que le déploiement de la Force de Suppression des Gangs (GSF) soutenue par l'ONU pourrait améliorer la sécurité à l'aéroport. Il a déclaré que la présence d'agents de sécurité pourrait permettre le retour des vols commerciaux internationaux.
Pour l'instant, l'incertitude persiste quant à la date de réouverture complète de l'aéroport, en raison des incidents répétés et du manque de transparence.

