Le président américain Donald Trump a signé le 10 août 2026 un décret introduisant de nouvelles recommandations vaccinales pour les enfants aux États-Unis. Le texte propose notamment de dissocier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, habituellement administrés en une seule injection.
Cette mesure s'inscrit dans une approche visant à espacer l'administration des vaccins, une position soutenue par le ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr, connu pour ses prises de position antivaccins.
Lors de la présentation du décret, Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises un lien hypothétique entre vaccination et autisme, une affirmation non étayée par la recherche médicale. Selon lui, les enfants recevaient autrefois moins de vaccins et présentaient moins de cas d'autisme, bien qu'il ait reconnu ne pas connaître la cause exacte de ce trouble neuro-développemental.
Le décret recommande également de proposer ces vaccins sous forme individuelle, en collaboration avec le secteur privé et d'autres pays. Cependant, l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) a estimé qu'il faudrait plus d'une décennie pour développer et homologuer des vaccins séparés aux États-Unis.
Le gouvernement fédéral, qui n'a pas l'autorité pour imposer ces changements, conseille aux États de revoir les vaccins obligatoires pour l'entrée à l'école. Cette décision intervient alors que les États-Unis font face à la pire épidémie de rougeole depuis 35 ans. Robert F.
Kennedy Jr, en tant que ministre de la Santé, a déjà initié un réexamen des vaccins, remanié le calendrier vaccinal pédiatrique et réduit les financements pour le développement de nouveaux vaccins. Ces mesures ont été largement critiquées par la communauté médicale et scientifique, et la justice américaine avait précédemment suspendu une partie de ces réformes pour illégalité.
Plusieurs associations de soignants ont dénoncé le risque de voir les recommandations gouvernementales influencer indûment les décisions médicales.


