La mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya, a entamé son retrait progressif d'Haïti, avec le départ de 215 policiers kenyans le 17 mars. Cette action marque le début d'une transition vers la Force de Suppression des Gangs (GSF), une nouvelle force multinationale soutenue par les Nations Unies, dont l'arrivée est prévue début avril.
La MSS, déployée initialement en juin 2024 pour aider la Police Nationale d'Haïti (PNH) à combattre les gangs armés, n'a jamais atteint son objectif de 2 500 agents. Son budget annuel estimé à 600 millions de dollars n'a pas non plus été entièrement financé. Des troupes des Bahamas ont également commencé à rentrer chez elles.
La transition vers la GSF devrait se poursuivre jusqu'en octobre 2026, avec l'arrivée prévue de 5 500 personnes et un soutien logistique de l'ONU.
Cette transition a suscité des critiques, notamment en raison de l'exclusion des représentants haïtiens lors d'une récente réunion entre les États-Unis et la République dominicaine concernant la sécurité d'Haïti.
Des voix s'élèvent pour dénoncer une atteinte à la souveraineté nationale, soulignant que l'absence des autorités haïtiennes lors de ces discussions remet en question la légitimité des interventions internationales. La source de ces informations est le Haitian Times.
Parallèlement, la violence persiste en Haïti. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, plus de 11 000 personnes ont été tuées dans des violences liées aux gangs entre début 2024 et fin 2025. Plus de 1,4 million de personnes ont été déplacées, dont environ la moitié sont des enfants.
Les gangs contrôlent plus de 85 % de Port-au-Prince, paralysant l'activité économique, tandis que plus de 5,7 millions de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire.

