Le Ghana a pris l'initiative à l'ONU en demandant une compensation pour les victimes de l'esclavage, qualifiant cette pratique de "crime le plus horrible de l'histoire de l'humanité". Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une résolution soumise à l'Assemblée générale de l'ONU, visant à reconnaître la traite transatlantique comme un crime majeur contre l'humanité, selon la BBC.
La résolution exhorte les États membres de l'ONU à envisager de présenter des excuses pour la traite négrière et de contribuer à un fonds de réparation.
Bien que certains pays, comme le Royaume-Uni, aient historiquement rejeté l'idée de réparations, arguant que les institutions actuelles ne peuvent être tenues responsables des erreurs passées, l'Union africaine et la Communauté des Caraïbes soutiennent cette proposition comme un pas vers la guérison et la justice.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a précisé que les dirigeants africains ne demandent pas d'argent pour eux-mêmes, mais plutôt une justice pour les victimes à travers des fonds éducatifs, des fonds de dotation et des programmes de formation professionnelle.
Le Ghana, qui a été l'une des principales portes d'entrée de la traite négrière, plaide depuis longtemps pour des réparations et souhaite également le retour des artefacts culturels pillés pendant la période coloniale. Ces artefacts représentent l'héritage, la culture et la spiritualité du pays, selon M. Ablakwa.
Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a qualifié la résolution d'"historique" et de "sauvegarde contre l'oubli".



