Les gangs armés en Haïti ont récemment élargi leurs activités criminelles en instaurant des systèmes de racket sur les axes routiers principaux. Selon des rapports relayés par RFI, ces groupes imposent des taxes illégales aux conducteurs, commerçants et voyageurs, transformant ainsi les routes en zones à haut risque.
Les trajets entre Pòtoprens et Okay, ainsi que ceux reliant Okap à d'autres régions, sont particulièrement touchés. Les victimes rapportent des demandes de paiement sous peine de représailles violentes, incluant des vols, des enlèvements ou des destructions de véhicules.
Les autorités locales, notamment la Polis Nasyonal, peinent à endiguer cette tendance en raison de moyens limités et de la fragmentation du territoire contrôlé par les gangs. Les résidents et les étudiants en déplacement sont les plus vulnérables, devant souvent renoncer à leurs trajets ou payer des sommes importantes pour éviter les confrontations.
Les organisations de défense des droits humains alertent sur l'impact économique et social de cette pratique, qui renforce la précarité des ménages déjà touchés par l'inflation et la crise politique. Les autorités internationales, dont l'ONU, appellent à une réponse coordonnée pour sécuriser les routes et protéger les populations civiles.
