AyiboPost rapporte qu'en Haïti, des individus influents accusés de crimes graves comme la corruption ou les liens avec des gangs obtiennent parfois une libération anticipée sous prétexte de raisons humanitaires. Cette pratique permet souvent à ces personnes d'éviter d'être jugées.
Selon des spécialistes, ces libérations sont parfois des "libérations déguisées", accordées par le juge d'instruction, même contre l'avis du procureur. L'ancien directeur du Fonds d'Assistance Sociale, Edwin Tonton, accusé de corruption, a par exemple été libéré pour raisons humanitaires.
Cette situation contraste avec la réalité de la majorité des prisonniers en Haïti, dont plus de 80% sont en détention préventive prolongée, parfois pendant des années. Des avocats et des juges soulignent la nécessité de réformer la législation pour éviter les abus et garantir l'égalité devant la justice.
L'article d'AyiboPost met en lumière un problème préoccupant du système judiciaire haïtien et appelle à une réforme pour plus de transparence et d'équité.
