Une enquête d'AyiboPost révèle que des propriétaires de bateaux versent des sommes aux garde-côtes pour assurer leur sécurité lors de la traversée de la baie de Port-au-Prince. Ces paiements, qualifiés de « frais de carburant », varient entre 25 000 et 50 000 gourdes. Selon les témoignages recueillis, cette pratique est devenue nécessaire en raison des extorsions et attaques fréquentes des gangs dans cette zone.
Certains propriétaires, comme Occéan Blaise, ont modifié leurs itinéraires pour éviter ces frais. D'autres, comme le pasteur Yves Louve, considèrent ces paiements comme une alternative moins coûteuse que de payer directement les bandits. Jean Pedro mars, chef des garde-côtes, nie toute implication directe de son institution, mais reconnaît des arrangements informels pour l'achat de carburant.
Ednel Désir, délégué de La Gonâve, explique que cette initiative permet aux marins de continuer à transporter passagers et marchandises malgré l'insécurité. Willy Vernelus, vice-président du SYMAG, confirme ces paiements et souligne l'importance du secteur maritime pour l'économie de La Gonâve. Il appelle à une meilleure organisation de ce secteur.
AyiboPost rappelle avoir enquêté en 2025 sur des pratiques similaires d'extorsion par des policiers à des points de contrôle dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Des entrepreneurs comme Yves Louve appellent l'État à assumer ses responsabilités face à cette situation.

