Le Réseau National de Transformation de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche en Haïti (RENTRHED) a publié une déclaration publique le 10 mars 2026, mettant en lumière la détérioration progressive du système éducatif national. Selon l'organisation, cette crise persistante menace l'accès à une éducation de qualité pour des milliers d'étudiants haïtiens.
Le RENTRHED souligne que les infrastructures scolaires, la formation des enseignants et les ressources pédagogiques restent insuffisantes, malgré les engagements répétés des autorités. Les données présentées indiquent une baisse significative des taux de scolarisation dans les zones rurales et une augmentation des abandons scolaires, notamment chez les filles.
Source: Vant Bèf Info (10 mars 2026).
Le RENTRHED a également critiqué la gestion des fonds alloués à l'éducation, estimant que leur utilisation inefficace aggrave la situation. L'organisation exige une réforme structurelle du secteur, incluant une augmentation budgétaire substantielle et une meilleure répartition des ressources.
Elle rappelle que l'éducation est un droit constitutionnel garanti par la Constitution haïtienne de 1987, et que son déclin met en péril le développement futur du pays. Les autorités, notamment le Ministère de l'Éducation Nationale, sont interpellées pour prendre des mesures concrètes dans les meilleurs délais.
Les conséquences de cette crise se répercutent sur l'ensemble de la société. Les étudiants, en particulier ceux issus de milieux défavorisés, voient leurs opportunités d'avenir réduites. Les entreprises locales signalent déjà des difficultés à recruter des travailleurs qualifiés, tandis que la diaspora haïtienne exprime son inquiétude quant à l'avenir des jeunes générations.
Le RENTRHED appelle à une mobilisation nationale pour sauver le système éducatif avant qu'il ne soit trop tard.
Face à cette situation, le RENTRHED propose un plan d'action en trois points : réhabilitation des infrastructures scolaires, formation continue des enseignants et mise en place d'un fonds spécial pour les zones les plus touchées.
L'organisation insiste sur la nécessité d'une collaboration entre le gouvernement, les partenaires internationaux et la société civile pour inverser la tendance. Elle invite également les étudiants et les parents à s'impliquer dans les débats publics pour faire entendre leurs voix.
