La Cour suprême des États-Unis a rendu une décision le 1er juillet 2026, autorisant l'administration Trump à mettre fin au statut de Protection Temporaire (TPS) pour les Haïtiens résidant aux États-Unis. Ce statut, accordé pour la première fois en 2010 après le séisme dévastateur en Haïti, avait été reconduit à plusieurs reprises en raison des crises persistantes dans le pays.
Les autorités américaines estiment désormais que les conditions en Haïti permettent un retour des bénéficiaires du TPS, une décision contestée par la communauté haïtienne aux États-Unis. Les permis de travail des Haïtiens sous TPS restent valides jusqu'au 1er juillet 2026, mais leur avenir professionnel est incertain.
La fin du TPS exposerait plus de 330 000 Haïtiens à la déportation et à l'illégalité, privant le marché du travail américain de milliers de travailleurs essentiels, notamment dans le secteur de la santé. Selon Dr. Marie Paul, fondatrice du Réseau des Infirmières Haïtiennes, environ 13 000 assistants infirmiers haïtiens sur TPS prennent soin quotidiennement de 65 000 patients.
« Leur contribution est vitale pour la durabilité de notre système de santé », souligne-t-elle. La décision de la Cour suprême pourrait également influencer les futurs jugements sur le TPS pour d'autres pays comme El Salvador et le Soudan, dont les protections expirent en septembre 2026.
Les défenseurs des droits des migrants craignent que cette décision ne crée un précédent juridique limitant le pouvoir des tribunaux à contester les décisions fédérales sur le TPS. À Brooklyn, dans le quartier de Little Haiti, les résidents expriment leur inquiétude face à cette incertitude.
« On est passés des tremblements de terre aux gangs qui chassent les gens de leur pays », déclare Rommel A. Peltro, un immigrant haïtien installé aux États-Unis depuis 30 ans. La communauté haïtienne, forte de 185 000 personnes à New York, craint une vague de déportations et une détérioration de ses conditions de vie.
Les défenseurs des droits des migrants appellent à une mobilisation pour protéger les familles haïtiennes et leur contribution économique. Source : Haitian Times, Documented NY.

