La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a nié l'existence d'une crise diplomatique avec l'Espagne, malgré des années de tensions liées à la colonisation du Mexique par l'Espagne au XVIe siècle.
Lors d'un sommet de dirigeants de gauche à Barcelone, elle a souligné l'importance de reconnaître la force des peuples indigènes du Mexique, tout en insistant sur l'absence de crise entre les deux nations.
Ces déclarations surviennent après des années de relations tendues, notamment depuis 2019, lorsque son prédécesseur, Andrés Manuel López Obrador, avait exigé des excuses de l'Espagne pour les violations des droits humains commises pendant la conquête.
Les relations entre les deux pays se sont encore dégradées en 2024, lorsque Sheinbaum avait choisi de ne pas inviter le roi d'Espagne Felipe VI à son investiture, en réponse au refus espagnol de présenter des excuses. Cependant, des signes de détente sont apparus récemment.
En mars 2025, le roi Felipe a reconnu publiquement les abus commis pendant la colonisation, une première pour un monarque espagnol. Sheinbaum a ensuite invité le roi à assister à la Coupe du Monde de football 2026, co-organisée par le Mexique, les États-Unis et le Canada, qualifiant cet événement de « moment opportun » pour renforcer les liens entre les deux pays.
Le ministre espagnol de l'Économie a salué la visite de Sheinbaum comme un « signe très important et positif » d'un rapprochement entre les deux nations. Cette rencontre marque la première visite d'un président mexicain en Espagne depuis huit ans. Par ailleurs, le ministre espagnol des Affaires étrangères avait déjà reconnu en octobre 2024 les « souffrances et injustices » partagées par les deux pays au cours de leur histoire commune.
Ce sommet, organisé à Barcelone, réunissait des dirigeants de gauche pour discuter de la montée de l'illibéralisme en Europe.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a mis en garde contre les attaques contre le système multilatéral, tandis que le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a critiqué le fonctionnement du Conseil de sécurité de l'ONU, dominé par les cinq membres permanents dotés du droit de veto.
De son côté, en Italie, des milliers de partisans de l'extrême droite européenne se sont rassemblés pour un rassemblement axé sur l'immigration et les réglementations européennes.
Selon les sources, cette dynamique de réconciliation entre le Mexique et l'Espagne pourrait ouvrir la voie à une coopération renforcée dans des domaines tels que l'économie, la culture et l'éducation, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les étudiants et chercheurs des deux pays.



