Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé vendredi 8 août 2026 la fin des emplois municipaux pour les travailleurs haïtiens dont le statut de protection temporaire (TPS) a expiré le 24 juillet 2026. Cette décision s'impose en conformité avec la loi fédérale, selon une décision récente de la Cour suprême des États-Unis.
Les données disponibles estiment que près de 7 000 Haïtiens nés à l'étranger occupent des postes dans les administrations locales, étatiques ou fédérales de New York. Ces travailleurs, dont les permis de travail ne sont plus valides, perdront leur emploi malgré leur contribution à des secteurs clés comme la santé, la construction et l'hôtellerie.
Le maire a souligné que ces employés, certains installés depuis des décennies, ont élevé des familles et lancé des entreprises dans la ville. Il a également appelé le président Donald Trump à rétablir le TPS ou à accorder une protection temporaire alternative, le Deferred Enforced Departure (DED), pour éviter des conséquences économiques et sociales plus larges.
Les autorités new-yorkaises prévoient d'offrir des consultations juridiques gratuites et un accompagnement pour explorer d'autres voies de régularisation aux employés concernés. Les licenciements seront non disciplinaires, laissant la possibilité de réintégration si les travailleurs retrouvent une autorisation de travail ou un autre statut légal.
Cette situation s'inscrit dans un contexte national où des milliers de Haïtiens voient leur stabilité menacée après des années de résidence aux États-Unis. Des entreprises haïtiennes, comme le restaurant Tropical Island en Floride, ont déjà dû licencier des employés et constatent une baisse drastique de leur clientèle.
Les communautés haïtiennes expriment une anxiété croissante face à l'incertitude prolongée sur leur avenir migratoire.


