Le président américain Donald Trump a relancé une rhétorique anti-communiste lors d’un discours prononcé le 4 juillet 2026 devant le mont Rushmore. Il a affirmé qu’une « résurgence de la menace communiste » menaçait les États-Unis, qualifiant cette idéologie de « cancer » et de « danger le plus sérieux » depuis la fondation du pays il y a 250 ans.
Trump a notamment ciblé les candidats du Parti démocrate issus de l’aile gauche, les accusant de promouvoir des idées opposées aux valeurs américaines. Selon lui, ce danger proviendrait notamment des nouveaux arrivants dans le pays, qu’il présente comme porteurs d’idéologies étrangères.
Cette stratégie, appelée « red baiting », consiste à associer les progressistes à une conspiration communiste mondiale, une tactique déjà utilisée lors de la première « Peur rouge » dans les années 1920 et pendant le maccarthisme après la Seconde Guerre mondiale.
L’historien Julian Zelizer, de l’université de Princeton, souligne que cette approche repose sur une confusion délibérée entre progressisme et communisme, une tradition politique américaine visant à discréditer l’opposition. Trump a déjà utilisé cette rhétorique en 2024, qualifiant par exemple Kamala Harris de « camarade Kamala » et l’accusant sans preuve d’être marxiste.
Les analystes politiques estiment que cette stratégie cherche à exploiter les fractures internes au Parti démocrate, entre une aile modérée et une aile plus progressiste. Cependant, son efficacité électorale reste incertaine, d’autant que la Guerre froide est terminée depuis 1991, rendant cette menace moins tangible pour l’électorat américain.
Des observateurs comme Thom Hartmann soulignent que cette rhétorique détourne l’attention des problèmes socio-économiques actuels, comme l’accès au logement ou la précarité des jeunes. Les élections de mi-mandat, prévues en novembre 2026, pourraient ainsi être influencées par cette polarisation politique. Source : France 24 — AFP.


