La décision de la Cour Suprême des États-Unis, autorisant la fin du Statut de Protection Temporaire (TPS) pour les Haïtiens, a des répercussions significatives sur les communautés immigrées, notamment à New Bedford, Massachusetts.
Cette décision, qui fait suite à une décision de justice du 25 juin, permet à l'administration de mettre fin à ce statut protecteur, entraînant des pertes d'emploi et une peur accrue de l'expulsion parmi les bénéficiaires.
Le pasteur Lander Saintelus, qui dirige le Bright Morning Star International Ministries, a été témoin direct des conséquences. Il rapporte que près de la moitié de sa congrégation de 100 membres s'est retrouvée sans emploi après l'annonce de la fin du TPS pour Haïti. La situation s'est intensifiée avec des familles ayant besoin d'aide pour payer leurs factures et une crainte palpable de la présence des agents de l'immigration.
Le TPS, établi par la loi sur l'immigration de 1990, offre une autorisation de travail et une protection contre l'expulsion pour les ressortissants de pays confrontés à des instabilités, qu'elles soient dues à des catastrophes naturelles ou à des conflits. Pour les Haïtiens, ce statut a été accordé suite au tremblement de terre de 2010.
Bien que qualifié de « temporaire », ce statut ne mène pas directement à la résidence permanente ou à la citoyenneté.
La décision de la Cour Suprême affecte également les Honduriens, dont le TPS a pris fin l'année dernière, et les Salvadoriens, dont le statut expire en septembre. Ces communautés font face à une incertitude similaire quant à leur avenir et à la possibilité de retourner dans leurs pays d'origine, souvent jugés trop dangereux ou instables.
Selon des estimations, entre 22 000 et 45 000 détenteurs du TPS haïtien résideraient dans le Massachusetts. La décision de la Cour Suprême donne à l'administration une large marge de manœuvre pour mettre fin à ces protections, laissant les personnes concernées dans une situation précaire.
L'article original, publié par The New Bedford Light et distribué par l'Associated Press, souligne le lourd tribut payé par les familles, les entreprises locales et la communauté dans son ensemble. La source de cette information est The Haitian Times.


