À Port-au-Prince, les revendications des travailleurs haïtiens s’intensifient face à la hausse des prix du carburant et à l’inflation persistante. Malgré les appels répétés des syndicats, les salaires restent inchangés, aggravant les difficultés économiques des ménages.
Les manifestations, qui dénoncent notamment l’absence de mesures gouvernementales, se multiplient dans la capitale sans obtenir de résultats tangibles à ce jour. Le Conseil supérieur des salaires a qualifié la demande d’un salaire minimum de 3 000 gourdes (environ 4,50 euros) de « légitime », selon son vice-président, Price Cyprien.
Celui-ci a exhorté le gouvernement à agir rapidement pour répondre à la crise sociale qui s’aggrave. Les travailleurs, dont les revenus ne couvrent plus les besoins de base, appellent à une revalorisation immédiate des salaires afin de faire face à la flambée des coûts de transport et des denrées alimentaires.
Les négociations entre les syndicats et les autorités restent au point mort, laissant la population dans l’incertitude quant à une issue rapide à cette crise. Les observateurs soulignent que l’absence de solutions concrètes pourrait aggraver les tensions et fragiliser davantage la stabilité sociale du pays.


