La Coupe du Monde 2026 marque un tournant avec 48 équipes participantes, contre 32 auparavant, réparties sur près de six semaines aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cette expansion, saluée par la FIFA pour son ambition de rendre le football plus global, permet à des nations comme Haïti de participer pour la première fois depuis 1974.
"Qualifier et participer est inimaginable pour nous", déclare Yassin Fortune, milieu de terrain haïtien. Cependant, des critiques émergent quant à la dilution de l'expérience : le format réduit les "groupes de la mort" traditionnels et risque de rendre le tournoi moins captivant jusqu'aux phases finales.
"Personne ne regarde 90 des 104 matchs", souligne Jonathan Wilson, auteur de The Power and the Glory: A New History of the World Cup. La FIFA défend cette expansion comme un moyen de développer le football mondial, mais les joueurs et les experts s'interrogent sur la charge physique et mentale accrue.
Après trois années de tournois majeurs consécutifs, des stars comme Rodrygo et Neymar ont déjà été blessés, relançant le débat sur la gestion des calendriers sportifs. Les syndicats de joueurs, dont la FIFPRO, alertent sur une hausse de 44 % des blessures après des compétitions denses, comme le Club World Cup 2025 remporté par Chelsea.



