Selon AyiboPost, de nombreux Haïtiens travaillant comme agents de sécurité aux îles Turques-et-Caïques sont confrontés à des risques élevés en raison de la violence armée et des restrictions sur les armes à feu. Un exemple tragique est celui de Jacius Jacquelin Rosilma, tué lors d'une confrontation armée en juillet dernier.
Les agents de sécurité haïtiens sont souvent limités à l'utilisation de détecteurs de métaux, sans armes ni menottes, ce qui les rend vulnérables face à la criminalité croissante. Les autorités locales appliquent des politiques strictes concernant la possession d'armes à feu, rendant difficile pour les agents de sécurité d'obtenir les permis nécessaires.
Des entreprises de sécurité, comme Spence Security & Investigation Services Ltd, ont appelé à une meilleure protection et à plus d'autonomie pour les agents. Guyvenson Laine, un agent de sécurité haïtien, a témoigné des conditions de travail précaires et de l'anxiété constante face à la violence potentielle.
La situation est d'autant plus préoccupante que les peines minimales obligatoires pour les infractions liées aux armes à feu sont plus lourdes que pour des crimes tels que l'homicide. Cette rigidité met en danger les agents de sécurité haïtiens, souvent employés dans ce secteur en raison du manque d'autres opportunités.

