Un immigrant haïtien de 40 ans, Rolbert Joachin, a été arrêté et inculpé pour le meurtre d’une femme de 51 ans, Nilufa Easmin, survenu le 2 avril 2026 à Fort Myers, en Floride. Selon les autorités, Joachin, arrivé aux États-Unis en 2022, aurait frappé la victime à plusieurs reprises avec un marteau devant une station-service Chevron.
Les images de surveillance, diffusées par le Département de la Sécurité intérieure, montrent l’agression avant que la victime ne s’effondre sur le trottoir. Joachin a été interpellé le jour même et a avoué les faits, selon la police locale. Il a été inculpé pour meurtre et dégradation de propriété, et son procès est prévu pour le 4 mai 2026.
L’avocat de Joachin n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires. L’affaire a été médiatisée par l’ancien président Donald Trump, qui a partagé une vidéo de l’agression sur son compte Truth Social.
Trump a qualifié l’accusé d’"animal" et a utilisé cet incident pour justifier son agenda de déportation massive, accusant l’administration Biden d’avoir accordé des protections temporaires à des immigrants dangereux. Joachin bénéficiait d’un statut de protection temporaire (TPS) depuis 2023, après son arrivée par bateau près de Key West.
Ce statut a été révoqué cette semaine par les autorités américaines. Le TPS, accordé aux ressortissants de pays en crise, permet aux bénéficiaires de rester et de travailler aux États-Unis pour une période déterminée. Cependant, l’administration Trump a critiqué l’utilisation de ce statut, estimant qu’il a été accordé de manière abusive par l’administration Biden.
Plus d’un million de personnes, dont 350 000 Haïtiens, pourraient être affectées par la suppression du TPS. En mars 2026, une cour d’appel fédérale a bloqué la fin du TPS pour les Haïtiens, et la Cour suprême américaine examinera l’affaire le 29 avril 2026.
Des associations comme la Haitian Bridge Alliance ont condamné l’exploitation politique de cette tragédie, soulignant que les actes d’un individu ne doivent pas stigmatiser une communauté entière.
Guerline Jozef, directrice exécutive de l’organisation, a exprimé sa compassion pour la famille de la victime tout en dénonçant l’utilisation de cette affaire pour diaboliser les immigrants haïtiens.

