Le gouvernement cubain a annoncé une ouverture économique limitée, autorisant les membres de la diaspora cubaine à investir dans le secteur privé. Cette décision intervient dans un contexte de fortes pressions économiques, notamment un blocus énergétique imposé par les États-Unis.
L'annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe, présentée comme une « actualisation du modèle économique ».
Cependant, cette initiative suscite des réactions mitigées. Certains économistes et membres de la diaspora expriment leur scepticisme quant à l'impact réel de cette mesure. Ils craignent qu'elle ne crée de nouvelles inégalités entre les résidents cubains et les investisseurs étrangers. Des voix critiques, comme celle du député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez, dénoncent une manœuvre du gouvernement pour s'enrichir.
Parallèlement, la situation à Cuba reste tendue, avec des pénuries d'électricité et des manifestations de mécontentement. Des graffitis anti-régime apparaissent sur les murs, malgré la répression des autorités. Cette ouverture économique limitée semble donc loin de répondre aux aspirations de nombreux Cubains qui réclament davantage de libertés politiques et une ouverture économique totale, selon CNN.

