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Imaj : sousAyiboPost rapporte que des individus influents en Haïti, accusés de crimes graves, sont libérés pour raisons humanitaires, leur permettant d'éviter leur procès. Cette pratique contraste avec la détention préventive prolongée de la majorité des détenus. Des spécialistes dénoncent un système judiciaire à deux vitesses.
Selon AyiboPost, des personnes influentes accusées de corruption, de détournement de fonds, de viol ou de liens avec des gangs bénéficient de libérations humanitaires. Plus de 80% des détenus en Haïti attendent leur jugement en détention préventive, parfois pendant des années.
Le professeur Frantz Gabriel Nérette qualifie ces libérations de « libération déguisée », soulignant le pouvoir discrétionnaire du juge d'instruction. L'avocat Samuel Madistin relève une contradiction entre le Code d'instruction criminelle, qui autorise la mainlevée d'écrou quelle que soit l'infraction, et la loi sur l'enlèvement, qui l'interdit pour les personnes accusées de ce crime.
AyiboPost cite les libérations d'Edwin Tonton, ancienne directrice de la Caisse d'assistance sociale, accusée de corruption, et de Rosemila Petit-Frère, ancienne mairesse de l'Arcahaie, accusée de complot contre la sûreté de l'État.
Ces libérations soulèvent des questions sur l'équité du système judiciaire haïtien et son impact sur la perception de la justice. La disparité de traitement entre les individus influents et la majorité des détenus met en lumière la nécessité de réformes pour garantir l'égalité devant la loi.
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