L'escalade des violences au Liban a entraîné le déplacement de plus de 100 000 civils en 24 heures, selon les Nations Unies. Ce chiffre porte à près de 700 000 le nombre total de personnes contraintes de quitter leur foyer depuis le début des frappes israéliennes.
Les attaques, lancées le 28 février 2026 contre des cibles en Iran, ont déclenché une série de ripostes et exacerbé les tensions dans la région, notamment à la frontière israélo-libanaise où les combats entre l'armée israélienne et le Hezbollah se sont intensifiés.
Les civils, pris au piège des bombardements, fuient massivement vers des zones plus sûres ou vers des pays voisins comme la Syrie, où près de 80 000 Syriens et 7 700 Libanais ont déjà traversé la frontière depuis le 2 mars 2026.
Selon Karolina Lindholm Billing, représentante du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Liban, ce rythme de déplacement est plus rapide que lors de la guerre de 2024 entre Israël et le Hezbollah.
Les familles déplacées, souvent composées d'enfants et de personnes âgées, arrivent dans des abris surpeuplés où les conditions sanitaires se dégradent rapidement.
Les organisations humanitaires, dont l'OMS et l'UNICEF, alertent sur le risque accru d'épidémies, notamment de rougeole et d'infections respiratoires, en raison de la promiscuité et du manque d'accès à des soins adaptés.
Les hôpitaux libanais, déjà sous pression, subissent également des attaques ciblées : 56 établissements de santé ont été touchés, cinq sont hors service et quatre partiellement endommagés, tandis que 14 ambulanciers ont été tués et 24 blessés. Les infrastructures civiles, comme les écoles, sont réquisitionnées pour servir d'abris.
Selon l'Office de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 287 écoles publiques abritent désormais des déplacés, privant près de 90 000 enfants d'accès à l'éducation.
La situation est particulièrement critique pour les travailleurs migrants, estimés à 30 000 dans les zones bombardées, souvent abandonnés par leurs employeurs et privés d'accès aux sites d'hébergement collectifs.
Les autorités iraniennes ont émis une alerte sanitaire après des frappes ayant provoqué des rejets toxiques dans l'atmosphère, risquant une « pluie toxique » sur Téhéran. L'OMS surveille les risques liés aux hydrocarbures toxiques et aux oxydes de soufre dispersés dans l'air.
