Les autorités vénézuéliennes ont annoncé samedi 16 mai 2026 l’expulsion d’Alex Saab, homme d’affaires colombien et proche du président vénézuélien Nicolás Maduro, vers les États-Unis.
Selon le communiqué officiel du Service Administratif National d’Identification, d’Enregistrement et d’État Civil (Saime), cette décision repose sur des accusations de crimes présumés aux États-Unis, largement médiatisées.
Alex Saab, impliqué dans la gestion de réseaux d’importations pour le gouvernement vénézuélien, était recherché par les autorités américaines pour détournement d’aide alimentaire et blanchiment d’argent. Il avait été arrêté en 2020 au Cap-Vert avant d’être extradé vers les États-Unis en 2021.
En décembre 2023, il avait été échangé contre dix Américains emprisonnés au Venezuela, un échange qualifié de « triomphe » par Maduro. À son retour, Saab avait été accueilli en grande pompe et nommé ministre. Cependant, en février 2026, des médias ont rapporté son arrestation à la demande du FBI, marquant un tournant dans les relations entre Caracas et Washington.
Sous la pression américaine, le gouvernement vénézuélien a opéré plusieurs réformes, dont une loi d’amnistie pour les prisonniers politiques et une ouverture du secteur pétrolier au privé. Delcy Rodríguez, vice-présidente de Maduro, a pris les rênes du pouvoir après la capture de ce dernier et a écarté plusieurs proches du régime, dont Saab et son épouse.
Cette expulsion s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, notamment sur les questions de sanctions économiques et de droits de l’homme. Les autorités vénézuéliennes ont justifié la mesure par la nécessité de respecter les obligations internationales, malgré l’interdiction constitutionnelle d’extradition de citoyens vénézuéliens.



